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L’ensemble de ces techniques sont également des outils précieux de radiologie interventionnelle : on les utilise pour le guidage de multiples gestes et interventions, pour des prélèvements divers ou encore des poses de repères ou de traitements ciblés. Chacune de ces techniques comporte ses avantages et ses limites. Aucune d’entre elles n’est capable de « tout voir » : en médecine comme ailleurs, le 100 % n’existe pas. L’imagerie médicale est donc, comme toute la médecine, un véritable art sujet à l’interprétation de celui qui l’exerce.

Toutes les machines ne sont que des outils, certes très sophistiqués mais qui ne sont là que pour nous aider à scruter et atteindre les confins de nos anatomies. Ils ne doivent cependant jamais nous faire oublier notre humanité, et l’utilisation que nous devons en faire au service de nos patients. La standardisation des pratiques, les aides au diagnostic et la télémédecine auront peut-être d’ici quelques années transformé en profondeur notre profession, mais elles ne sont pour l’instant que des outils supplémentaires d’optimisation.

Déroulement de l’examen

BIOPSIES SOUS GUIDAGE ÉCHOGRAPHIQUE (US) OU TDM (CT-SCANNER)
Tout organe ou lésion visible par une technique d’imagerie est potentiellement accessible pour un prélèvement biopsique sous guidage de cette même technique. Qu’elle soit superficielle ou profonde, toute biopsie impose une étude de faisabilité, afin de vérifier par avance l’accessibilité de la cible, les dangers à éviter, la voie d’abord. Cette étude permet également d’en programmer la technique, c’est-à-dire le type de guidage et le système de biopsie adapté pour chaque situation. Cette étude se fait au mieux au cours d’une consultation dite « balistique », fondamentale pour le médecin et le patient. Elle permet au premier de programmer son geste en évitant un maximum de complications, et au second d’obtenir toutes les informations et explications sur l’intervention. Le patient peut alors également donner son consentement, éclairé sous forme d’une fiche patient reprenant les éléments de la procédure, qui doit être datée et signée. Télécharger la fiche patient

Quelle que soit la cible, la biopsie guidée se pratique sous anesthésie locale, sans douleur. Pour les lésions superficielles, il s’agit d’un acte ambulatoire, c’est-à-dire sans hospitalisation : le patient peut repartir quelques minutes après l’intervention. Pour limiter les hématomes, un pansement compressif peut être appliqué. Il est recommandé de rentrer chez soi pour se reposer, de ne pas faire d’exercice physique ni de porter des charges lourdes pendant quelques heures (12 à 48h), selon les organes visés. Pour les lésions profondes ou d’accès délicat, une hospitalisation est nécessaire, afin de rester alité et sous surveillance médicale. Le plus souvent, il s’agit d’une hospitalisation dite « ambulatoire » de quelques heures : elle excède très rarement 24 heures.

Biopsie superficielle
Seins
Ganglion cervical, axillaire, sous ou sus clavier, inguinal
Glandes salivaires, thyroïde
Musculaires
Cutanée ou sous-cutanée
Prostate

Biopsie profonde
Foie
Poumons
Ganglion intra-abdominal ou rétro-péritonéal
Reins
Pancréas
Ovaires
Masse abdominale, pelvienne ou rétro-péritonéale

Les complications graves sont rares, mais toujours possibles :

L’hématome est quasi inévitable après tout prélèvement. Il s’agit le plus souvent : soit d’une ecchymose cutanée simple, soit d’un petit hématome qui se résorbe spontanément en quelques jours. Les hématomes volumineux peuvent être aspirés secondairement. Les reprises chirurgicales sont exceptionnelles.
Les patients sous anticoagulants, antiagrégants plaquettaires ou aspirine devront stopper ou aménager leur traitement selon les directives du médecin.
L’infection post-biopsie est très rare, toutes nos interventions sont réalisées selon de strictes procédures d’asepsie et nous n’utilisons que du matériel jetable à usage unique.
Les douleurs post-interventions, souvent dues à l’hématome, cèdent aux antalgiques classiques dans la plupart des cas (paracétamol ± codéine). L’aspirine est interdite après toute intervention pendant 48h.

Obtention des résultats

La multidisciplinarité est aujourd’hui indispensable à la prise en charge de toute pathologie, en cancérologie plus qu’ailleurs. Tous les acteurs de cette prise en charge, y compris les radiologues, doivent s’inscrire dans une chaîne de compétences autour des patients. C’est cette chaîne qui permet d’optimiser la prise en charge technique et humaine de la pathologie des patients, voire de leur être tout entier, tant l’impact psychologique du cancer reste fort dans notre société. Le cancer du sein amplifie encore ce phénomène, ajoutant à la peur de la maladie la peur aussi légitime de la perte de féminité, qu’elle soit réelle ou fantasmée. Notre regard posé sur « l’intrus » et sur la femme qui le porte est déterminant pour la suite des évènements.

Les techniques de radiologie interventionnelle permettent des diagnostics plus sûrs et plus rapides. Ils peuvent être couplés au traitement, en une unique intervention non invasive, indolore, rapide et avec ou sans hospitalisation ambulatoire. De cette façon, nous répondons aux critères d’optimisation de la prise en charge et du gain de chance, en soignant et prenant soin de nos patients.

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